L’organisation des courses hippiques mobilise une chaîne d’acteurs importante. Pas de compétition sans chevaux, sans hippodromes et sans public. La route est longue pour amener un Trotteur Français au départ d’une course. Entre sa naissance et sa première épreuve, il s’écoule au minimum 2 ans. Durant ce laps de temps, beaucoup de métiers différents auront croisé la vie du jeune cheval.
- L’éleveur
C’est l’éleveur qui est à l’origine de tout trotteur. Propriétaire d’une poulinière (une jument à la reproduction), il décide de l’étalon que cette dernière va rencontrer pour donner le poulain « rêvé ». Les éleveurs peuvent être des professionnels qui agissent pour leur compte ou celui de clients, ou des passionnés qui exercent cette activité par plaisir. L’élevage d’un trotteur exige un suivi quotidien tant de la mère que de son poulain.
- L’entraîneur
L’entraîneur a en charge la préparation physique du trotteur et le choix de ses participations aux courses. En phase d’entraînement, le cheval est sous son entière responsabilité. La première étape de l’entraînement est le débourrage, période pendant laquelle le trotteur apprend et doit accepter d’être attelé ou monté. Cette étape est de plus en plus effectuée par des entraîneurs spécialisés.
L’entraîneur emploie des personnels d’écurie pour l’assister dans ses tâches. Certains d'entre eux peuvent participer à des courses et sont appelés lads-jockeys. L'entraîneur participe également à la formation des apprentis qui seront les drivers et jockeys de demain.
- Le driver / le jockey
Associés aux chevaux en course, ils sont le
dernier maillon de la chaîne de la compétition. Comme les pilotes automobiles, ils sont amenés à prendre les options décisives en quelques dixièmes de secondes.
- Le vétérinaire, le nutritionniste, le maréchal-ferrant
La compétition au Trot exige une forme parfaite et des apports énergétiques étudiés. Les vétérinaires spécialisés (vétérinaires équins) et les nutritionnistes jouent ici pleinement leur rôle. Les fers ont également une fonction très importante au trot. Ils conditionnent l’amplitude du geste et la fréquence du rythme de battues de nombreux trotteurs. Il faut trouver les "chaussures" les mieux adaptées à chacun. C’est le rôle du maréchal-ferrant.
- Les équipementiers
Le niveau de performances de plus en plus élevé des courses nécessite un matériel très spécialisé. Le sulky, le harnais, les brides, etc. mobilisent de nombreux fabricants et distributeurs de matériel. Il en va de même pour les pistes d’entraînement. Cet outil de travail central dans la préparation physique ne doit pas être la source de blessures comme les tendinites, arthrites ou fêlures. Ses texture et amortissement sont essentiels.
- Un professionnalisme toujours plus grand
Le Trot mobilise souvent des technologies de dernière génération. Tant du point de vue matériel que physiologique, le trotteur bénéficie d’un environnement de pointe. L’IRM et l’infra-rouge sont de plus en plus utilisés dans les diagnostics et traitements des pathologies de l’athlète trotteur.
Les chiffres (données 2008)
| 6 834 |
éleveurs officiels possèdent 16 233 poulinières. Soit une moyenne de 2,4 poulinières par éleveur |
| 1 757 |
entraîneurs en France en 2008 pour 17 472 chevaux. Soit une moyenne de 10 chevaux par entraîneur |
| 2 265 |
drivers et jockeys en France. 932 amateurs peuvent participer à des courses sous certaines conditions |

Le secteur des courses hippiques est depuis très longtemps créateur d’emplois. En 2008, on estime à 69.000, le nombre d’emplois directs et indirects générés par la filière des courses. Par emplois directs, il faut entendre tous les métiers en contact physique et quotidien avec le cheval. Dans cette famille, on retrouve les éleveurs, les employés d’écuries, les jockeys et drivers, les vétérinaires, les maréchaux-ferrants, etc.
D’autres emplois – indirects – sont au service des premiers comme les selliers, bourreliers, les professionnels du transport de chevaux, les concepteurs des pistes d’entraînement et de courses, etc.
Dans le domaine spécifique de l’organisation des courses et des prises de paris, il existe aussi de nombreux acteurs. C’est ici qu’on retrouve les personnels des organisateurs de courses (Cheval Français, France Galop, Sociétés de Courses de Province, Groupement Technique des Hippodromes Parisiens, etc.). Le PMU et ses réseaux constituent aussi un pool d’emplois non négligeable alors que la presse spécialisée est reconnue comme telle dans la partition de la presse française.
Globalement, les dernières statistiques évaluent à 120 000 les personnes qui vivent indirectement des courses hippiques.
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